Écrire… J’écris

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Malgré ma modeste plume, j’aime écrire, j’écris. J’y puise une part de mon épanouissement.

Écrire me permet de sortir d’une forme de cage, d’une sorte de piège. Lesquels ? Je ne saurais répondre.

Écrire c’est m’évader, ne serait-ce que pour un moment.

Par l’écrit je me dévoile, je me redéfinis et je me (re)structure.

Non pas que je me mette en scène, car effectivement l’écrit permet de sélectionner les mots les plus adéquats, laissant supposer une mise en scène, une fabrique d’une image sociale. Que Nenni !

Écrire c’est livrer une partie de mon être, c’est me livrer dans mon entièreté autant que dans mon abstraction.

Écrire c’est m’élaborer, c’est mettre en récit mon moi dans une démarche réflexive d’introspection et de rationalisation.

Écrire c’est oser objectiver ma pensée, c’est tenter d’harmoniser le désordre en moi pour l’inscrire dans le champ du compréhensible et du lisible.

Écrire c’est m’auto-clarifier, c’est faire…

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Beauté de l’humanité ?

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J’allais à un séminaire à Lille dans les hauts de France. En raison de la grève, je n’ai pas pu avoir un train à un prix raisonnable, et j’étais aussi un peu fauchée… J’ai donc opté pour un bus. Le départ était prévu pour 12h30. J’avais 45min de trajet au total de chez moi à la gare. Je suis partie très tôt de chez moi,  à 11h, histoire de prévoir les imprévus. Mais comme par hasard, les transports avaient tous un problème ; malaise voyageur, incident technique ou tout simplement retard. Résultat : je me suis retrouvée en train de courir comme une folle entre deux transports, complètement paniquée et paumée. Je priais toutes les divinités que je connais, de Bouddha à Jésus, en passant par Zeus. (Chers stress et panique, vous m’avez bien eue ! Lol)

Finalement, après une course devant laquelle même Hussein Bolt se serait incliné, j’ai fini par rattraper mon bus qui était déjà en train de sortir de la gare. Je crié, sauté, gesticulé en agitant mes bras dans tous les sens, tout en remarquant à quel point les spectateurs étaient à la fois éberlués, tordus de rire et saisis de pitié. Le chauffeur s’est finalement arrêté, tordu lui de rire lui aussi.

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Ouf ! J’entre alors dans le bus, les places sont presque toutes occupées. Normal, c’est un jour de grève. Je repère une place, près d’une dame aux cheveux blonds et mi- longs, de petite de taille et à l’ossature forte. J’arrive devant elle, elle retourne sa tête de l’autre côté. J’ai même eu peur qu’elle attrape un torticolis. Vu qu’elle avait posé son sac sur le siège, je lui demande gentiment « bonjour madame, puis-je ? ». Elle me répond dans une logorrhée de français approximatif que je n’ai qu’à chercher une autre place, ajoutant qu’il n’y a pas que cette place-là. Je suis restée figée, je cru n’avoir pas bien bien entendu. Comme pour me faire comprendre qu’elle refuse de tout son être que je m’asseye à cette place, elle a posé sa veste et d’autres affaires au dessus de son sac qui était sur le siège. Et tous les passagers étaient… muets. Le conducteur a assisté à la scène, juste derrière moi, et il n’a pas dit un mot. Pire, il m’a dit de m’écarter du chemin parce qu’il voulait compter le nombre de passagers ! Et moi j’étais là, seule dans mon film, sidérée, figée, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer.  Pauvre de moi…

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Un passager soudain saisi de pitié pour moi m’a « autorisée » (puisqu’il s’agissait finalement d’autorisation) à m’assoir sur le siège près de lui. Et une seule phrase m’est venue en tête et peut-être aussi aux lèvres : « et Dieu créa l’humain ».

Après un court moment de réflexion, le temps de digérer les choses, je me suis dit qu’il ne faut pas permettre à une personne désagréable et méprisante, qui semble être pleine de frustrations et de limitations (faut que je me lâche), d’oublier qu’il existe quand même de belles personnes dans ce monde.

Le mystère de l’amour

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L’amour, dans le sens des relations amoureuses, est un véritable mystère. À l’instar de l’existence, l’étrangeté du fonctionnement de l’amour semble au-delà de ce que l’esprit humain peut concevoir. Les relations amoureuses sont d’une complexité insolente. Mais cela n’empêche pas que lorsqu’elles sont réussies, bien menées, qu’il y a de l’entente et de la complicité, elles engendrent un bonheur exquis. Reste que cela n’est pas le cas à chaque fois, et plus encore, c’est loin d’être le cas pour tout le monde. Il y a donc une forme d’inégalité en ce qui concerne l’amour. Certains trouvent l’amour d’un coup, d’autres n’en trouvent jamais, certains poursuivent ceux qui ne les aiment pas et rejettent ceux qui les aiment, et d’autres voient leurs relations se solder par des échecs traumatisants. Alors que faire ? Comment savoir qui est la bonne personne sans essayer, et donc prendre le risque d’essuyer une déception ? Comment trouver l’amour in fine ?

Célébrer la vie

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Parce qu’on peut prendre le temps de sentir la douce caresse du soleil, du vent sur sa peau, de l’air dans ses voies respiratoires.

Parce qu’on peut, lorsqu’on boit un verre d’eau, sentir cette liqueur parcourir son chemin, toute joyeuse d’accomplir sa mission.

Parce qu’on peut simplement (r)ouvrir les yeux pour contempler la magnificence de la nature.

Parce qu’on trouve toujours au moins un aliment qui déclenche une jouissance gustative.

Parce que l’amour est l’une des plus belles choses que la vie a à offrir.

Parce que, par-delà les phénomènes sombres et nauséabonds ainsi que les grandes afflictions dévoreuses de courage qui jalonnent l’évolution du monde, l’humain a toujours su créer ne serait-ce qu’une étincelle de beauté.

Parce que la beauté, qu’elle soit immense ou infime, ne se dérobe jamais à son dessein de nous saisir, de s’emparer de notre attention, et d’illuminer un instant de vie. 

Parce que la vie se laisse célébrer de mille et une façons, quelles que soient les raisons, quels que soient les moyens.

Parce qu’elle est et a été célébrée par la peinture, la musique, la littérature, la danse, et toutes les formes d’expressions de joies.

Parce les ancêtres sont venus, ils ont vu et ils ont vaincu. Parce qu’ils étaient là eu-aussi, célébrant la vie, espérant de nous la relève.

Parce que la vie appelle sa célébration, elle veut être célébrée. Alors célébrons là, malgré la période trouble. Célébrons la vie !

On termine avec cette belle citation de Sénèque : « La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie. »

Écrire… J’écris

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Malgré ma modeste plume, j’aime écrire, j’écris. J’y puise une part de mon épanouissement.

Écrire me permet de sortir d’une forme de cage, d’une sorte de piège. Lesquels ? Je ne saurais répondre.

Écrire c’est m’évader, ne serait-ce que pour un moment.

Par l’écrit je me dévoile, je me redéfinis et je me (re)structure.

Non pas que je me mette en scène, car effectivement l’écrit permet de sélectionner les mots les plus adéquats, laissant supposer une mise en scène, une fabrique d’une image sociale. Que Nenni !

Écrire c’est livrer une partie de mon être, c’est me livrer dans mon entièreté autant que dans mon abstraction.

Écrire c’est m’élaborer, c’est mettre en récit mon moi dans une démarche réflexive d’introspection et de rationalisation.

Écrire c’est oser objectiver ma pensée, c’est tenter d’harmoniser le désordre en moi pour l’inscrire dans le champ du compréhensible et du lisible.

Écrire c’est m’auto-clarifier, c’est faire le ménage et ranger l’entrecroisement complexe entre mes mots, mes maux, mes affects et mes émotions.

Écrire c’est m’exposer, m’exposer à la critique, me critiquer.

L’écriture est un espace ou plutôt un contre-espace social qui me permet de me réconcilier avec le monde, avec moi, avec la vie.

Et vous ?