À la conquête de la tranquillité

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Dans le tourbillon incessant de la vie, j’ai navigué à travers des tempêtes et des éclaircies, apprenant au fil de l’eau des règles précieuses de tranquillité. Ces leçons, forgées dans l’adversité et la réflexion, sont devenues mon phare, guidant mes pas vers une sérénité durable. Je souhaite partager ces éclats de sagesse, fruits d’un voyage intérieur profond, dans l’espoir qu’ils éclairent aussi votre chemin.

Respecter l’espace et les choix des autres

La première règle qui s’est imposée à moi avec une acuité éblouissante a été le respect de l’espace et les choix des autres. Comprendre que chacun est maître et capitaine de son bateau, de sa destinée, m’a libérée de bien des frustrations et conflits inutiles.

Laisser partir

Dans mon voyage vers la tranquillité, une autre leçon s’est détachée avec clarté : laisser partir ceux qui souhaitent s’éloigner. Au départ je le vivais comme un rejet ou une perte. Mais au fil du temps j’ai réalisé que laisser partir les gens qui le souhaitent permet de libérer un espace d’accueil pour de nouvelles âmes, et un espace pour soi. Je pense qu’au final, laisser partir ceux qui souhaitent s’éloigner n’est pas un acte de renoncement, mais un geste d’amour profond – pour eux, mais aussi pour soi.

Une liberté partagée

En reconnaissant et en acceptant le droit de chacun à suivre son propre chemin, j’ai appris à me libérer des chaînes de l’attachement excessif (ou compulsif ?) et de la dépendance affective (ah sacrée peur de la solitude !). Les bénéfices ? Des liens plus authentiques, sains et respectueux de l’individualité de chacun.

Apprendre sans se laisser accabler

Chaque faux pas, chaque erreur, est devenue une leçon plutôt qu’une source de culpabilité et de stress. Cette approche permet de grandir sans se laisser écraser par le poids des regrets.

Ne jamais se comparer

La comparaison est un voleur de joie. En choisissant de me mesurer uniquement à moi-même, j’ai découvert ma valeur et mon chemin uniques. Plus encore, j’ai appris à accepter que la version de moi d’hier, avec ses forces et ses faiblesses, est nécessaire pour construire la version de moi de demain. Après tout, les erreurs systèmes permettent de faire des mises à jour de perfectionnement 😉.

Accepter l’impuissance

J’ai appris, parfois brutalement je l’avoue, à accepter que je ne puisse pas tout contrôler et que je ne sais pas (encore ?) faire des miracles. Si jamais quelqu’un connaît une adresse où je pourrais passer un bac pro miracle, je suis preneuse ! Cette acceptation a allégé mon cœur de bien des soucis inutiles.

Fixer des limites

Apprendre à dire non et à établir des frontières claires m’a permis d’éviter bien des abus et manipulations. J’essaie de plus en plus de faire de cette règle un rempart pour préserver mon bien-être.

La tranquillité d’esprit, un bien précieux

La tranquillité d’esprit est l’un des biens les plus précieux. Tous les sacrifices pour l’atteindre en valent la peine, car c’est en elle que réside la véritable liberté.

Et si la réussite de sa vie n’avait rien à voir avec la vie elle-même ?

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Depuis notre enfance, nous sommes nombreux à avoir été bercés par l’idéal de « réussir sa vie ». Cela implique souvent de gagner de l’argent, d’avoir une famille, des enfants, etc. Cependant, au fil de mes réflexions et crises existentielles, je me suis interrogée : le concept de réussite a-t-il réellement un lien avec l’essence de la vie ? Il semble que ceux qui cherchent à réussir à tout prix leur vie risquent paradoxalement de passer à côté de leur vie. Obsédés par divers objectifs, ils oublient de vivre.

On réussit une compétition, on réussit à décrocher un contrat, on réussit un Tiramisu. Mais peut-on vraiment « réussir » la vie ? Comment mesurer une telle réussite ? À mon sens, la vie se vit, tout simplement. La vie, ne se réduit pas aux conditions que nous nous imposons pour la considérer comme réussie. Il faut atteindre tel objectif, posséder telle chose, fonder une famille, se marier, accumuler de l’argent, investir, acheter une maison… La liste est interminable. Pourquoi tant de pression et d’injonctions ? Devrions-nous vraiment établir autant de conditions pour simplement vivre ? Une vie pourtant en perpétuel mouvement, ponctuée d’imprévus, vécue par chacun à sa manière ?  Peut-être que vivre ne signifie pas vivre pour quelque chose en particulier. La vie pourrait être tout à la fois sa propre raison d’être, son propre processus et sa propre finalité.

Cette réflexion n’est pas un hymne à la médiocrité, ni au renoncement à toute ambition ou compétition. Elle ne prône pas l’inaction ou l’absence de réussite. C’est plutôt une invitation à repenser la vie non comme un concours à gagner, mais comme une expérience à embrasser pleinement. Il n’y a pas de « réussite » de la vie, il y a simplement la vie. La réussite, elle, concerne d’autres domaines.

Comme Henry David Thoreau (Walden, 1854), Je veux « vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie. »

Je refuse de découvrir, à l’heure de ma mort, que je n’ai pas vécu.

Beauté de l’humanité ?

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J’allais à un séminaire à Lille dans les hauts de France. En raison de la grève, je n’ai pas pu avoir un train à un prix raisonnable, et j’étais aussi un peu fauchée… J’ai donc opté pour un bus. Le départ était prévu pour 12h30. J’avais 45min de trajet au total de chez moi à la gare. Je suis partie très tôt de chez moi,  à 11h, histoire de prévoir les imprévus. Mais comme par hasard, les transports avaient tous un problème ; malaise voyageur, incident technique ou tout simplement retard. Résultat : je me suis retrouvée en train de courir comme une folle entre deux transports, complètement paniquée et paumée. Je priais toutes les divinités que je connais, de Bouddha à Jésus, en passant par Zeus. (Chers stress et panique, vous m’avez bien eue ! Lol)

Finalement, après une course devant laquelle même Hussein Bolt se serait incliné, j’ai fini par rattraper mon bus qui était déjà en train de sortir de la gare. Je crié, sauté, gesticulé en agitant mes bras dans tous les sens, tout en remarquant à quel point les spectateurs étaient à la fois éberlués, tordus de rire et saisis de pitié. Le chauffeur s’est finalement arrêté, tordu lui de rire lui aussi.

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Ouf ! J’entre alors dans le bus, les places sont presque toutes occupées. Normal, c’est un jour de grève. Je repère une place, près d’une dame aux cheveux blonds et mi- longs, de petite de taille et à l’ossature forte. J’arrive devant elle, elle retourne sa tête de l’autre côté. J’ai même eu peur qu’elle attrape un torticolis. Vu qu’elle avait posé son sac sur le siège, je lui demande gentiment « bonjour madame, puis-je ? ». Elle me répond dans une logorrhée de français approximatif que je n’ai qu’à chercher une autre place, ajoutant qu’il n’y a pas que cette place-là. Je suis restée figée, je cru n’avoir pas bien bien entendu. Comme pour me faire comprendre qu’elle refuse de tout son être que je m’asseye à cette place, elle a posé sa veste et d’autres affaires au dessus de son sac qui était sur le siège. Et tous les passagers étaient… muets. Le conducteur a assisté à la scène, juste derrière moi, et il n’a pas dit un mot. Pire, il m’a dit de m’écarter du chemin parce qu’il voulait compter le nombre de passagers ! Et moi j’étais là, seule dans mon film, sidérée, figée, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer.  Pauvre de moi…

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Un passager soudain saisi de pitié pour moi m’a « autorisée » (puisqu’il s’agissait finalement d’autorisation) à m’assoir sur le siège près de lui. Et une seule phrase m’est venue en tête et peut-être aussi aux lèvres : « et Dieu créa l’humain ».

Après un court moment de réflexion, le temps de digérer les choses, je me suis dit qu’il ne faut pas permettre à une personne désagréable et méprisante, qui semble être pleine de frustrations et de limitations (faut que je me lâche), d’oublier qu’il existe quand même de belles personnes dans ce monde.

Plouarzel, l’autre bout de la France

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À la fin de la terre, dans le Finistère, se trouve une petite commune d’un peu plus de 3500 habitants : Plouarzel. Une petite ville ô combien magnifique, calme, propre, à l’abri de tous les bruits et de la civilisation urbaine. Bon j’ai quand même vu des maisons high-tech d’une grandeur et d’une magnificence à couper le souffle au moins pendant 10s. Waouh !

1– La vile de Plouarzel est entourée de plages; au moins 6 plages ! De belles et grandes plages pourtant très peu fréquentées. Des plages d’une propreté éblouissante, d’une immensité déstabilisante, avec une eau d’un bleu enchanteur, cette eau aux nuances de bleu qu’on ne peut voir que dans les films type Alerte à Malibu…

2– Plouarzel abrite aussi la Pointe de Corsen : le cap le plus à l’Ouest de la France.

3– Pour les adeptes de la tyrolienne, le Fort de Bertheaume est juste époustouflant. Quand la peur et l’adrénaline conduisent à l’extase…

4– Et les fameux menhirs ! Plouarzel est aussi la ville du Menhir de Kerloas.  Avec au moins 5000 ans d’existence, c’est le plus haut menhir, la plus haute pierre dressée verticalement (9,5 m de hauteur).

Pour la petite histoire, les menhirs font partie des monuments dits mégalithiques tel le célèbre Stonehenge, dont on se demande toujours comment il a été possible pour des hommes de fixer des pierres aussi gigantesques au sol sans l’aide de mortier, de ciment, ni même d’engin mécanique. Qui plus est, ils ont survécu à tous les facteurs de destruction (naturels et humains) depuis plus de 5000 ans ! D’où les multiples croyances et légendes sur leur éventuelle création par des êtres divins ou surnaturels…

  • Anecdote : menhir et culte de la fécondité

Notre hôte plouarzéliste nous a raconté comment les jeunes mariées se rendaient au pied du Menhir de Kerloas pour le fameux culte de fécondité. Elles soulevaient leur robes et frottaient le vente sur le menhir, le tout accompagné de prières et louanges. Les jours de mariages, il (l’hôte) rejoignait les autres jeunes du village, âgés de 12 à 15 ans à l’époque, et ensemble ils allaient se cacher près des arbres pour guetter les dessous des robes des nouvelles mariées. Diantre ! Les petits vicelards !

5– Le Phare de Trézien est un monument emblématique à Plouarzel.

Pour info, un phare est un système de signalisation par éclairage qui permettait de repérer les zones dangereuses (domaines maritime et aéronautique). Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui il y a « Ok Google ».

6– Enfin, le coucher du soleil à Plouarzel est juste hypnotisant, enivrant, extatique…

Le monde regorge des lieux incroyablement fascinants et enchanteurs qui se trouvent parfois juste tout près de nous et n’attendent que nous…

Alors on danse !

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Prêts pour un diaporama de mon tourisme dans l’univers des danses ?

Tout d’abord, quelques précisions. Ce tourisme s’est fait majoritairement en France, en Belgique, en Italie, au Luxembourg et en Allemagne. Je me suis particulièrement intéressé aux danses de société et danses en couple. Maintenant que le cadre est posé, let’s go !

1- Les danses latino- africaines : salsa bachata kizomba et semba

  •  Salsa, la vedette

La salsa est une danse pratiquée en couple en équipe aussi bien qu’en solo. Il existe plusieurs styles et variétés dont les plus connus sont :

– La cubaine, la plus populaire et la plus facile à assimiler. Elle est fougueuse et explosive.

– La portoricaine, la stylée et vantarde. Très gracieuse, elle est rythmée par l’accent mis sur les temps faibles donnant l’illusion des temps d’hésitation. C’est ce qui fait son charme !

– La colombienne, l’énergique, est la danse latino qui sollicite le plus les jambes (sautillements).

  • Bachata, Kizomba et Semba : une montée en puissance

Ce sont des danses dites « nouvelles » (1980-90) qui sont en pleine expansion.

– La Kizomba se distingue par sa sensualité et la position fermée ;  les bustes (troncs) du danseur et de la danseuse restent fixes ; une sorte d’accolade interminable (bon, ok j’avoue, c’est pas ma préférée).

– La Bachata quant à elle est l’une des danses les plus simples à assimiler et à exécuter. Elle peut être très sensuelle et lente ou plutôt rapide avec des jeux de jambes.

– Enfin, la Semba, récemment découverte, séduit de plus en plus par ses feintes et jeux de jambes enjoués.

La particularité des danses afro-latines est le brassage culturel qu’elles peuvent générer. En 6 mois, j’y ai rencontré des personnes de plus de 15 nationalités différentes ! Particulièrement pendant la fameuse période estivale des danses sur les quais de Seine, ainsi que dans les différents parcs, plages et les esplanades des villes européennes.

2- Les danses de salons / danses sportives : latines et standards

Les danses de salon ont été rendues célèbres par les émissions « danse avec les stars » (France) « So you think you can dance » (Canada), ou encore « Dancing with the stars » (USA). Elles sont au nombre de 10 ;

– 5 danses latines : Rumba, Chachacha, Paso doble, Jive et Samba (à ne pas confondre avec Semba. Le premier vient du brésil et le second de l’Angola).

– 5 danses standard : Valse anglaise, Valse viennoise, Quick step, Slox fox trot, Tango de salon (strictement différent du tango argentin).

Elles font partie des danses codifiées les plus complexes, où la technicité et la précision sont de rigueur. Aucun détail n’est d’ailleurs laissé au hasard ;  la musicalité (unique et casse-tête), la posture (pas toujours confortable), le déplacement et même le sourire ! (Pas de sourire en Tango et Paso doble). Les danses sportives sont régies et coordonnées par une Fédération internationale (Word DanceSport Federation – WDSF). Elles donnent lieu, depuis plus de 50 ans, à des compétitions (championnats, rankings et coupes) annuelles régulières.

Les pratiquants dans les pays observés sont en grande majorité de type caucasien (européen).

3- Quelques autres danses : Rock, Lindy hop, Boogie-woogie, West cost swing

Les origines de ces danses remontent aux années 1920, lorsque les ouvriers noirs jouaient du piano et dansaient pendant leurs heures de repos. Ces rythmes musicaux ont ainsi évolué de pair avec les pas de danses qui les accompagnaient.

Le Rock’n’roll, le Lindy hop, le Boogie-Woogie et le Jive (en salon) sont particulièrement énergiques et se dansent sur des tempos plutôt rapides. Les jambes sont hyper sollicitées (même les squats s’inclinent devant eux ! Lol).

Le West coast swing quant à lui se danse sur un tempo lent. Il a la particularité d’être dansé sur une très grande variété de musique avec des rythmes différents les uns des autres. Une particularité qui a tendance à donner l’impression (aux spectateurs et novices) qu’il n’y a ni figure, ni rythme précis… (Vous l’aurez compris, j’ai toujours pas pigé le sens de cette danse).

Les pratiquants sont en grande majorité de type caucasien, tout comme les danses de salon.

Par ailleurs, à quelques exceptions près (West coast swing, Boogie-Woogie….),  la plupart des danses de société se pratiquent en chaussures à talon moyen pour les danseuses (du moins pour les compétitions).

Et la meilleure des danses pour la fin

Il est hors de question de terminer ce propos sans mentionner la seule et l’unique danse où tout le monde est meilleur, où chacun excelle… La danse de pro qu’on fait seul chez soi (auto-danse) et parfois lors des soirées bien arrosées…

 

Lionel