Célébrer la vie

Image

Parce qu’on peut prendre le temps de sentir la douce caresse du soleil, du vent sur sa peau, de l’air dans ses voies respiratoires.

Parce qu’on peut, lorsqu’on boit un verre d’eau, sentir cette liqueur parcourir son chemin, toute joyeuse d’accomplir sa mission.

Parce qu’on peut simplement (r)ouvrir les yeux pour contempler la magnificence de la nature.

Parce qu’on trouve toujours au moins un aliment qui déclenche une jouissance gustative.

Parce que l’amour est l’une des plus belles choses que la vie a à offrir.

Parce que, par-delà les phénomènes sombres et nauséabonds ainsi que les grandes afflictions dévoreuses de courage qui jalonnent l’évolution du monde, l’humain a toujours su créer ne serait-ce qu’une étincelle de beauté.

Parce que la beauté, qu’elle soit immense ou infime, ne se dérobe jamais à son dessein de nous saisir, de s’emparer de notre attention, et d’illuminer un instant de vie. 

Parce que la vie se laisse célébrer de mille et une façons, quelles que soient les raisons, quels que soient les moyens.

Parce qu’elle est et a été célébrée par la peinture, la musique, la littérature, la danse, et toutes les formes d’expressions de joies.

Parce les ancêtres sont venus, ils ont vu et ils ont vaincu. Parce qu’ils étaient là eu-aussi, célébrant la vie, espérant de nous la relève.

Parce que la vie appelle sa célébration, elle veut être célébrée. Alors célébrons là, malgré la période trouble. Célébrons la vie !

On termine avec cette belle citation de Sénèque : « La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie. »

Peur de l’évolution sociotechnique ?

Image

Les chercheurs ont toujours été intéressés par les thématiques liées à l’évolution sociale, culturelle, économique et technologique. Mais très peu s’intéressent à l’angoisse, l’inquiétude et la peur comme réponses émotionnelles face à cette évolution (technologique, sociale et humaine). Car oui, il y a des personnes qui sont inquiètes face à la tournure que prend cette évolution. Et puis, le changement n’induit pas forcément le progrès, de même que l’évolution est visible aussi bien dans la médiocrité que l’excellence…

J’ai peur, je suis inquièt et je me pose des questions sur les dérives comportementales observées sur les réseaux sociaux. Est-ce la résultante des effets de ces outils sur les utilisateurs ? Ou alors les réseaux sociaux révèlent simplement le devil inside chacun ? Entre la récurrence du déferlement de haine et de violence, l’inexplicable attrait pour les images de violence, de haine et de souffrance, ou encore la fin de la vie privée avec à la clé une exacerbation du besoin de de se montrer en permanence, il est tentant de se demander où tout cela va nous mener.

Cela étant, il y a encore, tout de même, un petit nombre qui se refuse à ces dérives alléchantes en optant pour le refus de spectaculariser sa vie privé ou même de céder aux pulsions  aux bas instincts sur les réseaux sociaux. Cependant, une injonction induite à être sur les réseaux sociaux plane perpétuellement au dessus de notre environnement relationnel.

Finalement, les réseaux sociaux ont, semble-t-il, été pensés pour rapprocher et sociabiliser les gens par une communication plus rapide, exempt de barrières géographiques. Mais j’ai juste l’impression qu’on assiste à tout le contraire : les rencontres physiques sont substituées aux échanges vidéos, chacun a désormais les yeux rivés sur son écran, plus intéressé par ce qui se passe ailleurs qu’autour de soi. La construction identitaire semble se faire de plus en plus via les réseaux sociaux, au risque d’une coupure avec le monde réel.

Finalement, le projet initial de création du lien proposé par les réseaux sociaux est-il une réussite ? Dans un contexte où  la solitude n’a jamais atteint des records aussi élevé ?…

Ce n’est que mon point de vue, certainement biaisé par mes inquiétudes (fondées ou pas) au sujet de l’évolution sociotechnique, notamment le cas des réseaux sociaux.

Franck

Dédicace

Image

 

  • À tous ceux qui rentrent bourrés à 4h du mat en chantant Mylène Farmer ;
  • À tous ceux qui te détestent, pour rien, juste comme ça ;
  • À tous ceux qui toussent, se raclent la gorge, et crachent dans les lieux publics, près toi en train de manger ;
  • À tous ceux qui disent tout le temps « sais-tu qui je suis ? » ;
  • À tous ceux qui tonitruent dans le métro un lundi à 19h ;
  • À tous ceux qui baillent la bouche ouverte pendant 3 heures ;
  • À tous ceux qui restent inertes lorsque leurs mioches crient dans les transports et lieux publics ;
  • À tous ceux qui ont des flatulences et qui sont les premiers à protéger leurs nez ;
  • À tous ceux qui parlent à voix haute au téléphone dans les transports;
  • À tous ceux qui prennent en otage nos oreilles pour évangéliser dans les transports;
  • À tous ceux qui passent précipitamment devant toi et s’assoient sur le siège où tu te dirigeais ;
  • À tous les donneurs de leçons qui n’ont jamais suivi l’une d’elles ;
  • À tous ceux qui, avant de te juger commencent par dire qu’ils ne te jugent pas ;
  • À tous ceux qui détestent ceux qui ont « trop de chance » ;
  • À tous ceux qui veulent à tout prix savoir les secrets des autres ;
  • À tous ceux qui se plaignent pour tout et pour rien ;

Merci d’exister ! Sans vous la vie aurait sans doute été ennuyante…