Écrire… J’écris

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Malgré ma modeste plume, j’aime écrire, j’écris. J’y puise une part de mon épanouissement.

Écrire me permet de sortir d’une forme de cage, d’une sorte de piège. Lesquels ? Je ne saurais répondre.

Écrire c’est m’évader, ne serait-ce que pour un moment.

Par l’écrit je me dévoile, je me redéfinis et je me (re)structure.

Non pas que je me mette en scène, car effectivement l’écrit permet de sélectionner les mots les plus adéquats, laissant supposer une mise en scène, une fabrique d’une image sociale. Que Nenni !

Écrire c’est livrer une partie de mon être, c’est me livrer dans mon entièreté autant que dans mon abstraction.

Écrire c’est m’élaborer, c’est mettre en récit mon moi dans une démarche réflexive d’introspection et de rationalisation.

Écrire c’est oser objectiver ma pensée, c’est tenter d’harmoniser le désordre en moi pour l’inscrire dans le champ du compréhensible et du lisible.

Écrire c’est m’auto-clarifier, c’est faire le ménage et ranger l’entrecroisement complexe entre mes mots, mes maux, mes affects et mes émotions.

Écrire c’est m’exposer, m’exposer à la critique, me critiquer.

L’écriture est un espace ou plutôt un contre-espace social qui me permet de me réconcilier avec le monde, avec moi, avec la vie.

Et vous ?

Silence

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L’importance du silence n’est plus à démontrer. Diverses traditions dans le monde accordent de la valeur, une importance particulière au silence. Lorsqu’on est envahi par les bruits, l’oppression d’un monde qui, disons-le honnêtement, n’a aucun sens, les incompréhensions qui nous assaillent de tous côtés, le seul refuge reste le silence. Cela dit, le bruit peut aussi bien être extérieur qu’intérieur, nous habiter, nous menacer, nous persécuter. Dans l’un des cas comme dans l’autre, faire silence, se mettre en silence, savoir s’emparer du silence est crucial. Le silence engage le recueillement, le ressourcement, le repos, le travail de soi, sur soi et pour soi. Le silence est aussi une condition pour une bonne écoute, une écoute de l’autre et une écoute de soi. Le Silence n’est cependant pas le mutisme, même si celui-ci peut être considéré comme une variable de celui-là…Un exemple de silence à expérimenter reste un séjour monastique, où l’individu est invité à cultiver le silence en toutes circonstances.

En ce qui nous concerne, que nous ayons emprunté la voix du silence résulte de plusieurs facteurs dont la plus importante réside autour de nos activités académiques qui ont fini par nous submerger. Il faut dire que nous avons tous découvert qu’entreprendre une thèse n’est pas une activité des plus aisées. Nous sommes donc de retour. De retour pour partager nos moments de joie, de fous rires, de passion, de silences, mais aussi nos moments de détresse et d’incompréhension du monde.

Peur de l’évolution sociotechnique ?

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Les chercheurs ont toujours été intéressés par les thématiques liées à l’évolution sociale, culturelle, économique et technologique. Mais très peu s’intéressent à l’angoisse, l’inquiétude et la peur comme réponses émotionnelles face à cette évolution (technologique, sociale et humaine). Car oui, il y a des personnes qui sont inquiètes face à la tournure que prend cette évolution. Et puis, le changement n’induit pas forcément le progrès, de même que l’évolution est visible aussi bien dans la médiocrité que l’excellence…

J’ai peur, je suis inquièt et je me pose des questions sur les dérives comportementales observées sur les réseaux sociaux. Est-ce la résultante des effets de ces outils sur les utilisateurs ? Ou alors les réseaux sociaux révèlent simplement le devil inside chacun ? Entre la récurrence du déferlement de haine et de violence, l’inexplicable attrait pour les images de violence, de haine et de souffrance, ou encore la fin de la vie privée avec à la clé une exacerbation du besoin de de se montrer en permanence, il est tentant de se demander où tout cela va nous mener.

Cela étant, il y a encore, tout de même, un petit nombre qui se refuse à ces dérives alléchantes en optant pour le refus de spectaculariser sa vie privé ou même de céder aux pulsions  aux bas instincts sur les réseaux sociaux. Cependant, une injonction induite à être sur les réseaux sociaux plane perpétuellement au dessus de notre environnement relationnel.

Finalement, les réseaux sociaux ont, semble-t-il, été pensés pour rapprocher et sociabiliser les gens par une communication plus rapide, exempt de barrières géographiques. Mais j’ai juste l’impression qu’on assiste à tout le contraire : les rencontres physiques sont substituées aux échanges vidéos, chacun a désormais les yeux rivés sur son écran, plus intéressé par ce qui se passe ailleurs qu’autour de soi. La construction identitaire semble se faire de plus en plus via les réseaux sociaux, au risque d’une coupure avec le monde réel.

Finalement, le projet initial de création du lien proposé par les réseaux sociaux est-il une réussite ? Dans un contexte où  la solitude n’a jamais atteint des records aussi élevé ?…

Ce n’est que mon point de vue, certainement biaisé par mes inquiétudes (fondées ou pas) au sujet de l’évolution sociotechnique, notamment le cas des réseaux sociaux.

Franck

Dédicace

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  • À tous ceux qui rentrent bourrés à 4h du mat en chantant Mylène Farmer ;
  • À tous ceux qui te détestent, pour rien, juste comme ça ;
  • À tous ceux qui toussent, se raclent la gorge, et crachent dans les lieux publics, près toi en train de manger ;
  • À tous ceux qui disent tout le temps « sais-tu qui je suis ? » ;
  • À tous ceux qui tonitruent dans le métro un lundi à 19h ;
  • À tous ceux qui baillent la bouche ouverte pendant 3 heures ;
  • À tous ceux qui restent inertes lorsque leurs mioches crient dans les transports et lieux publics ;
  • À tous ceux qui ont des flatulences et qui sont les premiers à protéger leurs nez ;
  • À tous ceux qui parlent à voix haute au téléphone dans les transports;
  • À tous ceux qui prennent en otage nos oreilles pour évangéliser dans les transports;
  • À tous ceux qui passent précipitamment devant toi et s’assoient sur le siège où tu te dirigeais ;
  • À tous les donneurs de leçons qui n’ont jamais suivi l’une d’elles ;
  • À tous ceux qui, avant de te juger commencent par dire qu’ils ne te jugent pas ;
  • À tous ceux qui détestent ceux qui ont « trop de chance » ;
  • À tous ceux qui veulent à tout prix savoir les secrets des autres ;
  • À tous ceux qui se plaignent pour tout et pour rien ;

Merci d’exister ! Sans vous la vie aurait sans doute été ennuyante…

L’insulte, un échec de communication

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Les récents incidents (rixes) dans les aéroports et les plages ont remis la question de la violence verbale et physique au goût du jour. Au regard de ma fâcheuse tendance à réfléchir sur tout et sur rien, allant de la matière noire à la sexualité des escargots, c’est tout naturellement que les réflexions sur la violence se sont bousculées dans ma tête.

Sans vouloir prendre le risque d’affirmer que chacun a déjà été insulté au moins une fois dans sa vie, ne sait-on jamais, je préfère nuancer en avançant que chacun connait dans son entourage au moins une personne qui a déjà fait l’objet d’insultes.

L’insulte est cette parole offensante proférée dans le but assumé de blesser l’autre. Certaines personnes en sont véritablement offensées. D’autres le sont beaucoup moins et parfois pas du tout. Pour ma part, je reste généralement impassible devant une insulte. Au contraire, je plains ces personnes qui insultent, car je considère cet acte comme un échec, un échec de communication avec soi et avec l’autre.

  • Insulter c’est échouer dans la communication avec l’autre ; c’est manquer à son devoir d’écoute, d’observation et d’attention. Frapper, vociférer et insulter c’est renoncer à la communication ; c’est échouer volontairement, même si on veut s’en convaincre du contraire en pointant du doigt les pulsions.
  • Insulter c’est échouer dans la communication avec soi, dans le dialogue avec ses instances psychiques : le ça, le moi et le surmoi. L’humain est un primate, c’est un fait. Mais il est un primate différent en ceci qu’il est doté d’une extraordinaire intelligence, d’une raison, et d’une capacité à conceptualiser les choses complexes ainsi qu’à se projeter dans l’avenir. Outres ces multiples qualités l’humain a su développer une grande diversité de codes et de moyens de communication. Insulter et user de la violence sur l’autre reviennent en quelque sorte à balayer d’un revers de la main tous ces éléments qui nous différencient des animaux sauvages.

  • L’insulte et la violence montrent la faiblesse et l’échec de leur auteur qui, n’ayant pas pu et su communiquer, a fui au fond de lui pour céder la place au primitif, au bestial, au sauvage et au barbare. Alors qui est le plus à plaindre ? L’auteur de l’insulte ou la personne insultée ?

À rebours d’une (pseudo) leçon de morale, ce propos, qui n’engage que son auteur n’est qu’une réflexion personnelle sur les processus à l’œuvre dans l’exercice de la violence, verbale ou physique.

La violence physique ou verbale gratuite est un échec de communication, avec soi et avec l’autre.

Franck