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A propos Joyeux paumés

Des paumés qui essaient de voir la vie du bon côté

WTF !

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Conasse, sorcière, pétasse, sale pute, arnaqueuse, fille de pute, croqueuse de diamants, diablesse… Voilà où nous en sommes aujourd’hui ! Ce sont ces messages injurieux que je reçois depuis quelques heures. Par où commencer ? Par le début évidemment.

Au commencement, une randonnée…

Tout a commencé un samedi matin du mois de novembre 2017. Je faisais une randonnée tranquille, solitaire et surtout apaisante. Mon itinéraire m’obligeait quelques fois à sortir des sentiers pour traverser la route et me faufiler entre des petits quartiers. Lors d’une de ces traversée un homme s’approche de moi, l’air perdu, et me demande en anglais où il pourrait trouver un supermarché. Je lui indique le chemin environ 5 min à pieds et lui dis que c’est sur mon chemin. Pendant le trajet il m’explique qu’il vient juste d’arriver en France (2 jours), pour le travail (banquier) et qu’il galère pour parler aux gens, trouver des lieux et se déplacer en transports. Lorsqu’on arrive au supermarché, il me propose d’échanger nos numéros et me demande de l’aider en lui fournissant quelques renseignements de temps en temps. Ce que j’accepte avec bienveillance. Le soir même, il m’envoie des messages et me dit à quel point il est très heureux de m’avoir rencontrée.   Une semaine après, il me supplie de l’accompagner, quand j’ai du temps, faire des visites touristiques et l’aider à découvrir la Région. J’avais un peu de temps et je me suis dit pourquoi pas.hiking-in-brush_925x

Puis un flirt…

Pendant les 4 semaines de visites qui s’en sont suivies, il y a eu 2 semaines de flirt, quelques baisers par-ci par-là. Mais je n’étais pas du tout à l’aise parce que j’étais (je suis) encore amoureuse de mon ex (amour quand tu nous tiens). J’ai rapidement pris mes distance pour éviter toute attache, non sans lui avoir expliqué que j’étais encore amoureuse de mon ex et que je n’étais pas prête à entamer une nouvelle relation. Il m’a répondu qu’il était déjà amoureux mais qu’il comprenait et allait essayer de rencontrer d’autres personnes. Il  a insisté sur le fait que nous devions néanmoins rester amis. Il m’appelait et m’envoyait des sms tous les jours. Je l’évitais de plus en plus en espérant que ça l’aide à m’oublier, mais il insistait, ré-insistait et persistait. En décembre il m’a suppliée de venir voir ses parents en visite en France, ce que j’ai gentiment décliné.

Qui vire au cauchemar…

En janvier il  est revenu à la charge, arguant qu’il pense tous les jours à moi. Je lui ai répondu que ça va lui passer. Deux semaines après il m’informe qu’il a rencontré une femme et qu’ils se sont mis ensemble. Je l’ai félicité et encouragé à s’investir dans cette relation. C’était une bonne nouvelle pour moi (ouf !). Je croyais être libérée, délivrée (lol), mais ça n’a duré que quelques jours. La semaine d’après il m’envoie un message vers minuit (je suis une couche-tard) et me dit qu’il pense à moi pendant qu’il fait l’amour avec sa copine. Purée !!! WTF ! Le pire c’est qu’il ne s’arrête pas là. Il me demande d’être sa maitresse, sa deuxième copine. J’étais stupéfaite, puis morte de rire et dégoutée par la suite. Je l’ai envoyé balader et lui ai dit d’apprendre à respecter les femmes (sa copine et moi). Il s’est confondu en excuses et m’a dit qu’il était saoul.  Quelques jours plus tard, il m’annonce qu’il a rompu et qu’il est toujours fou de moi.

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Ponctué par un chantage au suicide…

Tous les jours j’avais droit à pléthore de messages du genre « Je suis fou de toi », « je ne peux pas vivre sans toi », « Je peux te donner tout ce que tu veux », « je vais t’acheter la nouvelle Land Rover » (lol). J’essayais à chaque fois de rester polie et de le rassurer qu’il trouvera bien quelqu’une. Mais il ne voulait rien entendre. Début mars, il commence à me dire qu’il va se suicider. Je lui conseille de voir un psy. Il refuse et continue ses menaces de suicide. Je reste tranquille. Quelques jours après, il me dit qu’il a vu un médecin et qu’il va mieux grâce aux antidépresseurs.  Il ajoute qu’il y a du nouveau dans sa vie et qu’il a plein de choses à me raconter, et me supplie d’accepter une rencontre. Très hésitante, je lui accorde quand-même cette entrevue de 30 min, en veillant à ce que ce soit en plein jour (14h) et dans un endroit public. Finalement il voulait juste me dire en face qu’il est toujours amoureux et qu’il est prêt à me donner tout ce que je veux… Je lui explique à nouveau que je suis encore amoureuse de mon ex. Il me dit qu’il a compris et qu’il avait juste besoin de me l’entendre dire de vive voix et face à face. Il me propose de me raccompagner en voiture. J’ai fait l’erreur d’accepter. Merde ! Sur la route il a carrément menacé de nous tuer tous les 2 en fonçant sur un arbre à toute vitesse. J’ai eu très peur, mais je suis restée calme. Il s’est calmé et s’est confondu en excuses. Et ça, c’était hier…

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Et finalement des injures et menaces

Ce matin à 6h, je reçois un message dans lequel il me demande quelle est ma réponse finale après tout ce qu’il m’a dit la veille. Je lui dis que je n’ai pas changé d’avis. Non c’est non. Il me somme alors de lui rembourser tout ce qu’il a « dépensé pour moi », notamment les tickets d’entrée dans les lieux touristiques et les restos. Il dit qu’il a fait le calcul et le montant s’élève à plus de 500 euros. Il ajoute qu’il est ouvert à tout type de négociation. Non mais WTF ! Je lui rappelle que c’est lui qui insistait à chaque fois pour payer et que je ne lui ai jamais rien demandé. Il me dit qu’il me donne une semaine, sinon ça va mal finir pour moi. Je décide de rester tranquille, une fois de plus. Au bout de quelques minutes, j’ai commencé à recevoir pléthore de messages injurieux et menaçants.

Tout ça à cause d’un flirt de 2 semaines il y a 5 mois…

Qui vivra verra !

Trinity

Échec et mat

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C’est avec des larmes plein les yeux que je rédige ce témoignage.

J’ai passé il y a quelques temps des épreuves (physiques et écrites) pour un recrutement dans une instance de secours. C’était la deuxième fois que tente cette expérience. Il faut dire que j’étais si motivée et déterminée que la première fois n’a pas suffi à broyer cet état d’esprit. La première fois, j’ai réussi les tests écrits avec brio, et échoué 1 seul test physique sur 10. J’ai été complètement anéantie lorsque les examinateurs m’ont gentiment dit que je ne correspondais pas à leurs attentes. Le pire était de voir des personnes qui n’ont même atteint mes scores (écrits et physiques) recrutées sous le motif d’une plus grande motivation. Pire encore, ils m’ont annoncé cette décision avec un large sourire (peut-être moqueur) et sont allés jusqu’à me proposer de rester diner et s’amuser avec eux (le staff + candidats retenus). C’était au-dessus de mes forces. J’ai poliment décliné leur offre et préféré rentrer chez moi, à pieds, 10km en pleurs. Ce moment de marche exutoire a apaisé mon âme. Après une nuit de sommeil plus ou moins réussie, j’ai pris la décision de m’entrainer, de redoubler d’efforts et de refaire une tentative l’année suivante.

Je me suis en effet acharnée au travail; et quelques mois plus tard, je me présentai à la session de recrutement. Quelle ne fut pas leur surprise de me voir arriver, et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’ils me reconnaissaient. Un détail m’a cependant laissée perplexe : leurs sourires narquois plus ou moins accompagnés de regards furtifs vers moi. Mais je n’avais point le temps de m’y attarder. Les épreuves physiques débutaient. J’ai néanmoins eu droit au passage à quelques blagues sur ma deuxième tentative… Cette fois encore, je fus la meilleure, et de loin, dans les épreuves écrites. J’ai réussi les 10 épreuves physiques. Mais après avoir passé la dernière, celle qui m’a valu l’échec à la session précédente, ils ont quand même trouvé à redire sur ma performance, arguant que c’était avec trop d’efforts. Mais je l’ai réussie !

La suite relève de l’inimaginable. Tout d’abord, avant les résultats (donnés une heure après la fin des épreuves), un second détail m’a lassée plus que perplexe, troublée. Dans les vestiaires, une des deux jeunes femmes faisant parti du staff des examinateurs (12) me demande si c’est bien moi qui reviens pour une seconde fois. Ce à quoi je réponds oui. Elle  souri et me dit en sortant que l’ancien dirigeant ne voulait pas des personnes de mon profil (culturel et académique). Sur le coup je n’ai pas compris où elle voulait en venir… Quelques minutes plus tard, le signal retentit et nous sommes invités à nous rassembler pour les résultats. Et là, ils m’annoncent que je ne réponds toujours pas à leurs attentes ! Ce fut un choc, un électrochoc. Comme si la foudre ne frappait que moi, au milieu de centaines de personnes agglutinées. Comme si un chirurgien cardiaque m’avais poignardée en plein cœur. Comme si le dentiste m’avait extrait une dent sans anesthésie. J’étais sans voix ; à la fois en colère, éberluée, dépassée, déçue, fatiguée et triste. En rentrant à pied, sous la pluie (je ne m’en suis d’ailleurs aperçue qu’une fois chez moi), je me repassais le film des événements. Je voulais comprendre l’incompréhensible, expliquer l’inexplicable et rationaliser l’irrationnel. Je me suis souvenue des blagues sur ma deuxième tentative, des mots de la jeune femme du staff dans les vestiaires et… tout à coup un détail déterminant m’est revenu. Lors de mon tout premier entretien avant les épreuves, l’adjoint du dirigeant m’avait dit d’un ton blagueur que j’étais « trop diplômée » pour eux, et que cela pouvait engendrer des frustrations (une femme « trop diplômée » dans un milieu à 90% masculin). J’avais immédiatement rétorqué que cette information n’avait pas besoin d’être divulguée et qu’elle pouvait rester secrète. Je croyais donc (à tort) que cette question était résolue.

Finalement, j’en suis arrivée à la conclusion selon laquelle mon « profil culturel », mon bac+++ et peut-être un autre facteur que je ne saisis pas encore m’ont valu cet échec, cette situation. Le fait est que cette décision était basée sur bien d’autres facteurs que mes seules performances physiques. Après tout, cette décision était soumise au pouvoir discrétionnaire des examinateurs. Le pire selon moi, le top du top de la cruauté reste le fait de m’avoir laissée dépenser toute mon énergie pendant plus de 6h et pourtant ils savaient à l’avance que c’était peine perdue. Je n’étais qu’une distraction pour eux…

Cette expérience a eu le mérite de décapiter, de fracasser et d’émietter ma force psychologique.

Contribution anonyme

De la danse à la transe

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Un vendredi soir, je rentrais d’une soirée salsa quelque part en île de France. Il faut souligner que la danse est une activité qui procure un plaisir aussi envoûtant qu’inouï… Dans le métro, je m’amusais comme d’hab à observer l’environnement autour de moi, et par ailleurs les micro-expressions des visages (chacun ses divertissements lol). J’ai aperçu une jeune femme singulièrement affalée sur un siège pas loin de moi. Je me disais alors qu’elle est peut-être soûle ou simplement fatiguée. Ce qui a davantage attiré mon attention c’est la présence, à environ un mètre d’elle, de deux jeunes hommes qui ne la quittaient pas des yeux.

Par inquiétude ou transposition de mes propres peurs, je me suis subtilement approchée d’elle et lui ai demandé si tout allait bien. Elle m’a répondu qu’elle est complètement dans les vapes et a l’impression qu’on a versé quelque chose dans son verre (elle parlait lentement et difficilement). Puis elle a ajouté qu’elle a des sensations d’étourdissement, de vertige et de fatigue. Lorsque je lui ai demandé si je peux contacter un membre de sa famille, elle s’est rendu compte qu’elle avait perdu son sac et toutes ses affaires. C’est à ce moment qu’elle s’est également rendu compte qu’elle avait de plus en plus du mal à se rappeler des événements précédents.

Tout à coup, les deux hommes se sont rapprochés et m’ont dit que tout allait bien, qu’ils « gèrent la situation ». Sauf qu’elle a attrapé ma main avec le peu de force qui lui restait. J’ai senti mon cœur battre tel des percussions de samba et batucada au Carnaval de Rio. Je n’avais que quelques secondes pour réfléchir et prendre une décision. Puis tout à coup, en levant les yeux j’ai aperçu l’inscription « signal d’alarme » sur un fond jaune (je ne l’avais jamais remarquée auparavant). Au-dessus, il y avait une poignée. Je l’ai regardée, j’ai regardé le monde qu’il y avait dans le métro, j’ai regardé le sol (sans voir), j’ai regardé la jeune femme, puis je me suis levée et je l’ai actionnée, la fameuse poignée. Je précise qu’après l’avoir tirée je suis rapidement revenue m’asseoir par peur des engueulades. Je n’y ai d’ailleurs pas échappé ; précaution inutile. Lorsque le métro s’est arrêté j’ai très vite fait d’aller à la rencontre du conducteur et pour lui expliquer la situation. Il a tout de suite appelé le 15 et nous avons bien expliqué la situation. En 5 minutes les équipes de secours étaient là et devinez quoi ? Les deux mecs avaient disparu !

Il y a des jours où on n’a rien à envier aux suspenses des films…

Le blog des joyeux paumés : quèsaco ?

Dans un monde miné par l’injonction de la perfection, de l’héroïsme et la spectacularisation de la vie personnelle, on en vient parfois à oublier que nous ne sommes que de simples êtres humains.

Le blog des joyeux paumés mise sur une double entrée :

1 –  Publication d’articles et réflexions sur une thématique

Les thématiques sont de divers ordres, en fonction des humeurs, des expériences et de ce à quoi on assiste au moment de la rédaction (dans la rue, dans un métro, lors d’un voyage). Il peut également s’agir de sujets d’actualité, tabous,  qui tiennent à cœur et on ne sait pourquoi… Nous restons ouverts au différentes propositions.

   2 –  Interactions / forum : chacun peut intervenir et même proposer  des sujets de réflexion

Parfois, à un moment de sa vie on a juste besoin de parler (écrire), de partager ses points de vue, ses erreurs, faiblesses, bref nos vies d’humains. Il n’est pas toujours aisé d’être juste écouté (lu) sans être jugé. Le leitmotiv de cette initiative est d’empêcher toute forme de jugement ou d’attitude désagréable à travers une stricte rigueur dans la modération. Heureusement que nous sommes avant tout des paumés, et donc bien placés pour savoir qu’on est mal placés pour faire la morale à qui ce soit.

Au sujet de la modération, on ne le dira jamais assez : pas de discrimination, pas de jugement, pas de termes violent ni d’images sexuelles, violentes et à caractère haineuse. Pas d’insultes, pas de stigmatisation, pas de numéro de compte bancaire… La charte de modération conformément à la législation en vigueur en France est en cours de rédaction.

Bonus

Si éventuellement vous vous demandez « c’est quoi la différence avec les autres sites de ce genre ? » Je vous réponds tout de suite :

  • Primo, ce blog n’est pas autocentré sur les auteurs comme c’est le cas pour la plupart des blogs ; il laisse aussi et surtout une importante marge de manœuvre aux internautes.
  • Secundo (conséquence du primo), toute une partie est réservée au partage d’expériences, ce qui jusqu’ici était principalement l’apanage des forums de discussion. Nous avons donc un 2 en 1 : blog + forum.
  • Et le meilleur pour la fin : les créateurs du blog sont des paumés de la vie, qui savent tout aussi bien profiter de la vie. Nous ne sommes pas des super-héros, mais rien que de simples humains. Nous savons pertinemment que c’est normal de faire des erreurs, de se mettre en colère, d’échouer, de faire de grosses bêtises, de réaliser des actes héroïques ou encore de se demander pourquoi on fonctionne comme ça depuis la nuit des temps, etc.