Silence

L’importance du silence n’est plus à démontrer. Diverses traditions dans le monde accordent de la valeur, une importance particulière au silence. Lorsqu’on est envahi par les bruits, l’oppression d’un monde qui, disons-le honnêtement, n’a aucun sens, les incompréhensions qui nous assaillent de tous côtés, le seul refuge reste le silence. Cela dit, le bruit peut aussi bien être extérieur qu’intérieur, nous habiter, nous menacer, nous persécuter. Dans l’un des cas comme dans l’autre, faire silence, se mettre en silence, savoir s’emparer du silence est crucial. Le silence engage le recueillement, le ressourcement, le repos, le travail de soi, sur soi et pour soi. Le silence est aussi une condition pour une bonne écoute, une écoute de l’autre et une écoute de soi. Le Silence n’est cependant pas le mutisme, même si celui-ci peut être considéré comme une variable de celui-là…Un exemple de silence à expérimenter reste un séjour monastique, où l’individu est invité à cultiver le silence en toutes circonstances.

En ce qui nous concerne, que nous ayons emprunté la voix du silence résulte de plusieurs facteurs dont la plus importante réside autour de nos activités académiques qui ont fini par nous submerger. Il faut dire que nous avons tous découvert qu’entreprendre une thèse n’est pas une activité des plus aisées. Nous sommes donc de retour. De retour pour partager nos moments de joie, de fous rires, de passion, de silences, mais aussi nos moments de détresse et d’incompréhension du monde.

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